Rétine en pratique 2026 – Les DSR dans les membranes épirétiniennes et les trous maculaires

Les DSR dans les membranes épirétiniennes et les trous maculaires

Dans les membranes épirétinennes maculaires (MER) idiopathiques, trois éléments peuvent être présents dans l’espace sous-rétinien, bien individualisés en OCT, et qui concerneraient 20 % des patients avec une MER idiopa-thique :

• La boule de coton (13,6 %) : il s’agit d’un nodule sous MLE traduisant une interruption focale de la zone d’interdigitation (IZ) et de l’EZ (Ellipsoid Zone ou zone ellipsoïde)
• Décollement rétro fovéolaire (3,8 %)
• Lésion vitelliforme acquise (4,6 %)

Il semble exister un continuum entre ces différentes formes. Il s’agit d’une accumulation de dépôts secondaires à la perte d’adhérence au niveau des couches externes induite par la traction de la MER. Ces dépôts entraînent des migrations pigmentaires témoins d’altération des PR et peuvent s’avérer ainsi dommageables. La récupération fonctionnelle est bonne après pelage de la MER ; toutefois, il y aurait une corrélation négative entre la quantité de dépôts sous-rétiniens et l’AV finale.
Dans tous les cas, la présence d’un DSR ne grève donc pas le pronostic fonctionnel mais semble être un critère d’indication chirurgicale.
Dans les trous maculaires (TM), la présence d’un DSR sur les bords du trou est signe de traction, qu’elle soit tangentielle ou antéro-postérieure. D’autres paramètres sont également primordiaux à appréhender comme le diamètre au collet (petit diamètre), celui à la base, la hauteur ou encore la présence de kystes sur les berges du trou.
L’évaluation de tous ces indices montre qu’un large diamètre est un facteur de moindre taux de fermeture post-opératoire. À l’inverse, la présence d’un DSR et d’angulation importante des bords du trou témoigne d’une composante tractionnelle qui sera levée lors de la chirurgie et ainsi un meilleur taux de succès post-opératoire.

 

BENEDICTE DUPAS