Peut-on allonger l’intervalle de traitement par anti-VEGF des dégénérescences maculaires liées à l’âge néovasculaires au-delà de 16 semaines ?

 

La DMLA néovasculaire est une maladie chronique dont la prise en charge repose sur des injections intra-vitréennes (IVT) et une surveillance OCT. Dans son protocole de traitement, après la phase d’induction, la phase d’entretien consiste à bloquer la croissance des néovaisseaux et à injecter le moins souvent possible avant la récidive néovasculaire. Les recommandations actuelles étendent la phase d’entretien de 12 à 16 semaines sans dépasser cette limite. 

L’objectif de l’étude présentée était de déterminer s’il était possible d’allonger ce délai au-delà de 16 semaines. Cette étude rétrospective recueillait des données d’acuité visuelle, de délai d’injection et les molécules injectées. Sur les 808 patients injectés, 1 076 injections ont été réalisées à un intervalle de 16 semaines ou plus. Le délai maximal d’injection était de 12 semaines dans 71 % des cas et de 16 semaines dans 50 % des cas. Il n’y avait pas de différence significative notée dans le délai de réinjection entre les différentes molécules (afibercept/ranibizumab). 

Concernant les variations de l’acuité visuelle (AV) en fonction du délai de réinjection, il n’y avait pas de différence significative notée entre AV initiale et finale entre le groupe avant 16 semaines et après 16 semaines. 

Les schémas de traitement, et les molécules anti-angiogéniques, actuelles et à venir, semblent autoriser à allonger de plus en plus le délai de réinjection. Toutefois, il reste important de traiter avant la récidive et donc de mettre en place un nouveau schéma d’auto-surveillance à domicile ou de consultations de contrôle sans traitement, comme par exemple une visite intermédiaire toutes les 12 à 14 semaines.

 

 

Référence : 

D’après la présentation du Dr Valérie Krivosic, SFO 2020.