Troubles neurovisuels transitoires : comment différencier AIT, migraine et épilepsie ?

Résumé
Devant un trouble visuel transitoire, l’urgence est de savoir reconnaître une origine ischémique. Un interrogatoire systématisé, les données de l’examen neuro-ophtalmologique et l’apport de l’IRM cérébrale multimodale permettent une prise en charge adéquate.

Abstract
Transient visual loss
The most important in evaluating a patient with transient visual loss (TVL) is to recognize an ischemic mechanism. A practical approach to the evaluation of the patient with TVL must be based on standardized questionnaire, neuro-ophthalmological evaluation and multimodal MRI.

Introduction

Les troubles visuels transitoires (TVT) concernent le plus souvent une cécité monoculaire ou binoculaire transitoire, des troubles du champ visuel ou une diplopie. Leur origine peut être oculaire non ischémique, ischémique (accidents ischémiques transitoires rétiniens ou cérébraux) ou neurologique non ischémique (migraine, épilepsie, œdème papillaire dans le cadre d’une hypertension intracrânienne, neuropathie optique par exemple).
L’objectif de cet article est :
1) d’insister sur les éléments qui orientent vers une origine ischémique,
2) de souligner l’intérêt de l’examen neuro-ophtalmologique et de l’IRM cérébrale multimodale, 3) de proposer une prise en charge urgente en cas d’origine ischémique supposée ou prouvée.

Un interrogatoire systématisé

Un interrogatoire systématisé a une valeur topographique et diagnostique. Il permet d’évoquer en premier lieu un mécanisme ischémique qui impose une prise en charge en urgence (risque d’accident vasculaire constitué) avec un bilan vasculaire complet et un traitement adapté à la phase aiguë.

Topographie monoculaire ou binoculaire

Devant un TVT décrit comme monoculaire par le patient, il faut essayer de certifier le caractère monoculaire et les questions à poser sont : avez-vous essayé de cacher un œil ? Si oui, les troubles ont-ils disparu ? Si oui, après avoir caché quel œil ? Si la réponse est positive, toujours à l’occlusion du même œil, l’atteinte est préchiasmatique, et, dans le cas contraire (non, quel que soit l’œil occlus), l’atteinte est chiasmatique ou rétrochiasmatique. Il s’agit d’un équivalent de diplopie si la réponse est oui, quel que soit l’œil occlus. En cas de trouble de la lecture, la lésion est le plus souvent rétrochiasmatique.

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